Le début de l’opération survie commence par une victoire

Top 14 (Journee 20), Stade Francais Paris vs Castres Olympique Dimanche 11 Mars 2018. (c) 2017 / LMP Denis Trasfi - JOIE DE HUGH PYLE DJIBRIL CAMARA CHARL MCLEOD CLEMENT DAGUIN SEKOU MACALOU DAN TUOHY RAMIRO HERRERA
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Après sa défaite contre Oyonnax lors de la journée précédente, le Stade Français avant le début de cette journée, se retrouvait à 1 point seulement du premier relégable Brive. Brive n’a été battu, la veille, que de 2 petits points par Clermont dans le derby de l’Auvergne. Oyonnax continue sur sa lancé de victoire en allant battre, chez lui, l’UBB sur le score de 20 à 26. Les Oyonnaxiens reviennent à 2 points du Stade Français.

Autant dire qu’avant ce match contre Castre, le Stade Français ne pouvait viser qu’un seul objectif : la victoire.  La pression, même si les joueurs disent le contraire, était sur leurs épaules. Après le coup d’envoi donné par Castre, le Stade Français récupérait le ballon et l’envoyait dans le camp adverse pour occuper le terrain et mettre la pression sur ces derniers.

Les castrais revenaient vite dans le camp parisien et obtenait la première pénalité du match. Au moment de sa frappe, Benjamin Urdapilleta glissait et envoyait le ballon dans les tribunes. Mais avant cela, l’arbitre de la rencontre, M. Alexandre Ruiz, avait expulsé pour 10 minutes Alexandre Flanquart qui l’aurait poussé volontairement dans le dos.

Réduit à 14, le Stade Français ne s’en laissait pas compter et menait même les débats. Les joueurs parisiens obtenaient à leur tour une pénalité. Morne Steyn devait lui aussi régler sa mire car sa frappe passait à côté du poteau. Ce n’était que partie remise pour le Stade Français. Toujours en infériorité numérique, Hugh Pyle marquait le premier essai du match en coin. Cet essai concluait de la plus brillante des manières une belle domination parisienne.

Après la transformation de Morne Steyn, le Sade Français menait 7 à 0. Alexandre Flanquart pouvait remercier ses coéquipiers et revenir sur la pelouse. La meilleure entame du match était incontestablement parisienne. Ils étaient surtout dominateurs en mêlée fermée. Et après que le juge de touche eu appelé l’arbitre centrale, le Stade Français obtenait une deuxième pénalité que Morne Steyn s’empressait de réussir pour porter le score à 10 à 0.

Cette pénalité avait eu le don de réveiller les castrais qui mettaient la main sur le jeu. Ils obtenaient une pénalité réussie par Benjamin Urdapilleta. 3 minutes plus tard, Maama ‘Oe Mo’Ui Vaipulu, récupérait le ballon après une passe pour aplatir le ballon dans l’en-but parisien. Le buteur castrais transformait l’essai et les deux équipes étaient à égalité de points, 10 à 10.

Morne Steyn, sur la sirène qui indiquait la fin de la première période avait l’occasion de marquer 3 nouveaux, mais sa balle passait à gauche des poteaux. Les deux équipes pouvaient rentrer aux vestiaires pour souffler un peu.

Toute la question maintenant, était de savoir si le Stade Français allait pouvoir enfin tenir et si possible, remporter ce match et les 4 points qui leur feraient un si grand bien ? Le Stade Français répondait rapidement à cette question. Ils continuaient à occuper le terrain adverse. Les parisiens échouaient même à 1 mètres de l’en-but castrait.

10 minutes après cette pénalité, Morne Steyn marquait sur un drop. Le tableau d’affichage indiquait alors 16 à 10 pour les parisiens. Et à la 60ième minutes, ils auraient pu marquer un essai si Armand Battle n’avait pas fait un plaquage haut sur un joueur parisien. Cette faute était sanctionnée d’un jaune.

Dominateur en mêlée, les joueurs parisiens demandaient de jouer de cette manière au lieu de la tenter. Mais les castrais ne s’en laissaient pas compter et annihilaient les attaques parisiennes. Toutefois, ils allaient céder une dernière fois avec le deuxième essai parisien de Waisea Vuidravuwalu transformé par Morne Steyn. Le score était de 23 à 10.

Il restait alors 20 minutes et on commençait à trembler pour les joueurs locaux qui ont l’habitude de lâcher leur emprise sur le match vers ce moment de la partie. On pensait que ce serait le cas avec le deuxième essai castrait marqué par Rory Kockott et transformé par Benjamin Urdapilleta.

Le score était ramené à 23 à 17, toujours à l’avantage du Stade Français. Le turn-over allait être décisif à l’image de Zurabi Zhvania. Le joueur parisien montrait à ses coéquipiers la marche à suivre pour tenir le résultat, résultat qui n’allait plus évoluer. Sur une dernière mêlée, Morne Steyn dégageait en touche, et Alexandre Ruiz pouvait siffler la fin du match au grand soulagement des joueurs du Stade Français.

Avec cette victoire, le Stade Français creuse un peu l’écart avec ses deux poursuivants. Le calendrier de Paris s’annonce plus compliquer que pour les deux autres clubs, Oyonnax possédant le calendrier le plus favorable :

Calendrier

Stade Français
(12ième, 28 pts)
Brive
(13ième, 27 pts)
Oyonnax
(14ième, 26 pts)
  Racing 92   Castre   Toulon
  Toulouse   Agen   Pau
  Clermont   Lyon   Agen
  Lyon   Oyonax Brive
  Brive   Paris Lyon
  La Rochelle   Bordeaux-Bègles   Castre
Légende :   reçoit,   se déplace

L’avant dernière journée contre Brive vaudra de l’or pour les deux clubs, malheur au vaincu. D’autant que lors de la journée précédente, Oyonnax aura scellé son destin. Les Oyonnaxiens auront rencontré Brive.

A leur corps défendant, Castre et Lyon seront les juges-arbitres de ce mini championnat à 3. Après ce match, Castre recevra Brive et se déplacera à Oyonnax pour la dernière journée. Lyon de son côté, se rendra en premier à Brive, puis recevra le Stade Français avant de se déplacer à Oyonnax. La fin de saison sera passionnante à suivre dans ce match à 3.

Le moindre faux pas sera préjudiciable à deux de ces clubs. Le calendrier semble plus facile pour Oyonnax, tandis que celui du club parisien est le plus difficile, à commencer par la semaine prochaine pour le derby francilien à l’U Arena de Nanterre contre le Racing 92.


Stade Français (10) 23 – Castres olympique (10) 17
Paris, Stade Jean Bouin, 7 340 spectateurs
Arbitre : M. Alexandre Ruiz
Juge de touche : Ms Julien Castaignede & Jacques De Lemos

Compositions :
Stade Français (SF) :
Titulaires : 1 Hendrik Ven der Merwe, 2 Laurent Sempéré, 3 Ramiro Émir Herrera, 4 Mathieu de Giovanni, 5 Alexandre Flanquart, 6 Antoine Burban, 7 Hugh William Pyle, 8 Willem Schalk Alberts, 9 Clément Daguin, 10 Morne Steyn, 11 Marvin O’Connor, 12 Jonathan Danty, 13 Waisea Vuidravuwalu, 14 Julien Arias, 15 Djibril Camara
Remplaçants : 16 Rémi Bonfils, 17 Zurabi Zhvania, 18 Daniel Tuohy, 19 Sékou Macalou, 20 Charl McLeod, 21 Jules Plisson, 22 Jimmy Yobo, 23 Émile Paul Alo
Castres olympique (CO) :
Titulaires : 1 Antoine Tichit, 2 Jody Jenneker, 3 Daniel Kotze, 4 Christophe Samson, 5 Loïc Jacquet, 6 Yannick Caballero, 7 Anthony Jelonch, 8 Maama ‘Oe Mo’Ui Vaipulu, 9 Ludovic Radosavljevic, 10 Benjamin Urdapilleta, 11 Afusipa Faha Ivalu Taumoepeau, 12 Florian Vialelle, 13 Thomas Combezou, 14 Armand Batlle, 15 Julien Dumora
Remplaçants : 16 Marc-Antoine Rallier, 17 Tudor Stroe, 18 Victor Moreaux, 19 Alex Tulou, 20 Rory Kockott, 21 Robert Ebersohn, 22 Sitiveni Mafi, 23 Eric Sione

Essai(s) :
SF : Hugh William Pyle (13ième), Waisea Vuidravuwalu (64ième)
CO : Maama ‘Oe Mo’Ui Vaipulu (34ième), Rory Kockott (68ième)

Transformation(s) :
SF : Morne Steyn (15ième, 65ième)
CO : Benjamin Urdapilleta (35ième, 68ième)

Pénalité(s) :
SF : Morne Steyn (28ième, 465ième)
CO : Benjamin Urdapilleta (32ième)

Carton(s) jaune(s) :
SF : Alexandre Flanquart (4ième)
CO : Julien Dumora (27ième)

Drop(s) :
SF : Morne Steyn (54ième)

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