Une première assez morne

Top 14 (Journee 13), Racing 92 vs Stade Toulousain Vendredi 22 Decembre 2017. (c) 2017 / LMP Denis Trasfi - JOIE DES JOUEURS DU RACING 92
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Nous y étions enfin. Un peu plus de 3 ans que le Racing 92 et son président Jacky Lorenzetti attendaient ça. Le Racing 92 venait de découvrir sa nouvelle maison même si, et on l’a déjà vu avec le concert des Rolling Stones le 19 octobre, le rugby n’y sera pas privilégié.

Ce stade fermé amplifie le bruit et sa pelouse synthétique oblige les protagonistes à jouer un jeu rapide. L’écran géant qui occupe toute une partie du stade derrière l’un des en-but fait aussi que ce stade ne semble pas adapté à 100% au sport.

Et comme une semaine plus tôt contre le Castre Olympique en Champions League pour son dernier à Colombes, le Racing voulait ne pas manquer son entrée dans son nouvel écrin. Il voulait écrire de la plus belle des manières, le début d’une future épopée.

L’équipe ciel et bleu alignait du lourd en la personne de son capitaine Dimitri Szarzewski à la commande de son pack d’avants. A l’arrière, Vakatawa et Thomas (ailes), Chavancy et Dulin à l’arrière, il y avait des velléités de jeu offensif.

De son côté, Toulouse avait aussi pris ce match très au sérieux. En titularisant Dupont, Holmes, Huget, Fritz ou l’arrière Ramos, les toulousains voulaient envoyer, fidèle à leur conception de jeu, du jeu et prendre de vitesse les racingmen.

Le premier coup de pied en terre de Nanterre fut donner par Zack Holmes le 10 toulousain. Mais de fête il n’y en a eu point, à part les 20 premières minutes de la première période, ou 10 minutes en seconde. Le reste du match fut certes un combat d’hommes mais sans grande passion ou de grandes envolées.

Pendant 5 minutes, ce furent les toulousains qui marquèrent de leur empreinte le jeu ponctué par une pénalité à la 3ième minute par Thomas Ramos. Puis, prenant enfin la dimension de l’évènement, les franciliens se mirent en route.

Une première fois à la 10ième minute par l’essai transformé de Laurent Wenceslas. Puis une seconde fois par Virimi Vakatawa pour le deuxième essai lui aussi transformé pendant une supériorité numérique suite à l’expulsion temporaire du toulousain Lucas Pointud.

Le jeu fait de passes et de mains cédait alors devant la réalité du terrain. L’ambiance retombait rapidement, aussi bien sur la pelouse synthétique que dans les tribunes. Ces dernières bien que garni correctement, on voyait quelques sièges vides, ne se montraient pas à la hauteur de l’inauguration.

La fin de la première période était ponctuée par des pénalités de part et d’autre. Le tableau d’affichage marquait 30 à 9 au coup de sifflet de l’arbitre de la rencontre Jérôme Garces. Pendant la pause, les chauffeurs de salles et la pauvre animation proposée par le président suisse du Racing 92 ne faisait pas monter la température pour autant.

Les joueurs revenaient sur cette pelouse et dans ce stade couvert pour tenter d’élever leurs niveaux. C’était peines perdues. Toutefois, même si le match se révélaient peu spectaculaire, c’était devenu un combat de titan. Les blessures se multipliaient.

Le Racing 92 faisait beaucoup de pertes de balle. Le ballon leur échappait des mains. Pendant toute la semaine précédant ce match, les joueurs franciliens s’étaient bien entraînés dans leur nouvelle enceinte. Mais la différence entre un stade vide et plein comme hier soir se faisait sentir.

La sueur sur leurs mains fut mal estimée de leur part. La chaleur dégagée par le public dans l’U Arena totalement fermée était surement en cause comme le justifiait leur entraîneur Laurent Labit en conférence de presse d’après match.

Finalement, le Racing 92 remportait ce premier match 23 à 19. Yoann Huget ayant marqué un essai lui aussi transformé par son coéquipier Thomas Ramos. Cet essai permettait à Toulouse de récupérer le bonus défensif.

Top 14 (Journee 13), Racing 92 vs Stade Toulousain Vendredi 22 Decembre 2017. (c) 2017 / LMP Denis Trasfi – L’U Aréna avec les 3 écrans géants

L’avenir nous dira si jouer dans un stade totalement couvert, à l’abri du vent et des intempéries sera un atout pour les racingmen ou si cela les pénalisera lorsqu’ils devront s’adapter à jouer en extérieur quand ils joueront en déplacement. L’installation permet d’offrir aux spectateurs, on ne parle même pas de supporters, des informations hétéroclites comme des statistiques sur les joueurs du Racing 92.

Les deux mini-écrans géants, de chaque côté du très grand écran, permettent de voir le match en direct. On ne peut que constater comme on le précisait en début de cet article, que cette salle de spectacle n’est pas tout à fait adapter aux sports et notamment au rugby. A la demande des joueurs, ce super écran à même dû voir sa luminosité baissée pour ne pas les gêner dans leurs actions en cours de match.


Racing 92 23 (20) – Stade Toulousain 19 (9)
Nanterre, U Aréna, 000 spectateurs
Arbitre : M. Jérôme Garces

Compositions :
Racing 92 (R92) :
Titulaires : 1 Eddy Ben Arous, 2 Dimitri Szarzewski, 3 Benjamin Tameifuna, 4 Leone Nakarawa, 5 Edwin Maka, 6 Wenceslas Lauret, 7 Bernard Le Roux, 8 Yannick Nyanga Kabasele, 9 Maxime Machenaud, 10 Rémi Tales, 11 Virimi Vakatawa, 12 Anthony Tuitavake, 13 Henry Chavancy, 14 Teddy Thomas, 15 Brice Dulin
Remplaçants : 16 Camille Chat, 17 Vasil Kakovin, 18 Manuel Carizza, 19 Brosi Paklu, 20 Teddy Iribaren, 21 Patrick Lambie, 22 Josevata Taliga Rokocoko, 23 Cedate Gomes Sa
Stade Toulousain (ST) :
Titulaires : 1 Lucas Pointud, 2 Julien Marchand, 3 Dorian Aldegheri, 4 Piula Faaslele, 5 Yoann Mastri, 6 Rynhardt Elstadt, 7 François Cros, 8 Talalelei Gray, 9 Antoine Dupont, 10 Zack Holmes, 11 Yoann Huget, 12 Yann David, 13 Florian Fritz, 14 Cheslin Kolbe, 15 Thomas Ramos
Remplaçants : 16 Leonardo Ghiraldini, 17 Cyril Baille, 18 Iosefa Tekori, 19 Carl Axtens, 20 Louis Benoit, 21 Sébastien Bézy, 22 Gaël Fickou, 23 Charlie Faumuina

Essai(s) :
R92 : Lauret Wenceslas (10ième), Virimi Vakatawa (15ième)
ST : Yoann Huget (46ième)

Transformation(s) :
R92 : Teddy Iribaren (11ième, 16ième)
ST : Thomas Ramos (47ième)

Pénalité(s) :
R92 : Teddy Iribaren (39ième, 40ième, 51ième)
ST : Thomas Ramos (3ième, 27ième, 19ième, 61ième)

Carton(s) jaune(s) :
R92 : Rémi Tales (24ième)
ST : Lucas Pointud (13ième)

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