Le Stade Dijonnais ne laisse pas le doute s’installer

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Balayé la semaine dernière à Vienne lors d’un non match de sa part, le Stade Dijonnais espérait bien que cela ne soit qu’un accident. La réponse à cette incertitude était attendue ce dimanche à Bourillot avec la réception d’une solide équipe de l’ASVEL qui avait, elle, damé le pion à Mâcon lors de la dernière journée.

Concentrés et bien plus concernés qu’il y a 8 jours, les jeunes stadistes ont parfaitement réagit en l’emportant (32-26) même si la copie est légèrement ternie par la toute fin de match.

On devient exigeant avec cette équipe du Stade qui affiche de belles choses depuis le début de saison, tant  que l’on aurait tendance à souligner ses absences, oubliant qu’elle aligne avec cette victoire sur l’ASVEL un sixième succès en 9 matchs présentant ainsi le second meilleur bilan de sa poule.

Alors oui elle a encaissé 12 points dans les 5 dernières minutes, n’a pas glané de bonus offensif et a laissé son adversaire empoché le défensif, mais enfin l’essentiel avait été fait et bien fait durant 70 minutes et ça aussi il convient de le souligner.

Les intentions au rendez-vous

A Vienne, les Dijonnais étaient KO debout après moins d’un quart d’heure en ayant encaissé 17 points. Soucieux de montrer autre chose les jeunes troupes de Gourdon/Kohler prennent cette fois-ci la rencontre par le bon bout avec beaucoup d’engagement et d’envie. L’entame est bonne, Dijon monopolise le ballon et tente de déstabiliser la défense adverse avec de beaux mouvements.

Les banlieusards lyonnais commettent alors quelques fautes de défense immédiatement sanctionnée par la botte de Soulan, toujours précieux dans l’exercice (6-0, 24′). Mais alors que les visiteurs n’ont guère eu l’occasion de montrer leur savoir-faire, leur première munition exploitée est la bonne avec une finition du pilier Mickael Truchet, un essai transformé par le demi d’ouverture Romain Bournel (6-7, 31′).

Pas de quoi faire douter ce stade-là qui repart de plus belle. La lumière va venir une nouvelle fois de Jules Soulan qui sur un ballon de relance transperce la défense de l’ASVEL sur 35 mètres semant plusieurs plaqueurs en route au prix de crochets dévastateurs avant de plonger au pied des poteaux. Il replace ainsi les siens devant se chargeant de surcroît de transformer (13-7, 35′), c’est le score à la pause.

Reprise en fanfare

Dès la reprise le Stade enfonce le clou. Peter Morton lancé au centre, raffûte et prend la défense adverse de vitesse pour inscrire un deuxième essai dans un style qui lui est caractéristique, Soulan pour une fois rate la transformation. Qu’importe, 6 minute plus tard c’est le jeune Thomas Guigon qui marque un essai de filou, prenant de vitesse le demi de mêlée Gérard Aubanell, trop confiant sur le coup, en aplatissant à sa barbe l’ovale en terre promise, Soulan enquille (25-7,48′).

Stade Dijonnais/ASVEL, 26/11/17. LMP/Nicolas Goisque Relance de Yoann Gardes

Et ça continue comme nous le raconte Yoann Gardes placé au centre ce dimanche « Sur un lancement sur nos 40m, ils attaquent avec leurs n°12 plein centre.  Pieter (ndlr Morton) met un gros impact sur le plaquage qui fait tomber la balle , je continue la course en défense et je pousse la balle au pied. Un bon rebond me permet de la récupérer au 50 m et de me lancer pour courir jusqu’à l’embut et aplatir .Voilà ». Simple non, en tous les cas le score enfle (32-7,52′) car Soulan transforme encore du long de touche.

Grosse réaction villeurbannaise

On voit mal à ce moment6là comment la victoire pourrait échapper à Dijon. Mais l’ASVEL n’est pas équipe à laisser filer et les Villeurbannais vont vite se rappeler aux bons souvenirs de ceux qui croyaient le match plié. Ils investissent la moitié de terrain bourguignonne et enchaînent les temps de jeu.Le troisième ligne Vincent Jaillet vient clore une magnifique séquence, au pied des poteaux stadistes (32-14, 62′), enlevant du même coup le point du bonus offensif à Dijon.

Si Villeurbanne attaque alors à tout va Dijon défend vaillamment. Trop pour Peter Morton aux yeux de l’arbitre qui lui inflige un carton jaune pour placage haut malgré la moue dubitative de l’intéressé. En supériorité numérique Villeurbanne se sent pousser des ailes et balaie le terrain à grands coups d’offensives et de renversements de jeu.

Le Stade cédera à deux reprises avec des essais du centre Paul Glaise et de l’ouvreur Benoit Aubert sur le gong. Il était temps que ça se termine mais re soulignons-le, c’est une nouvelle victoire et c’est ce que l’on veut retenir

Résultat de la 10ème journée et classement

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