Le Stade Dijonnais marque son territoire

Battus dans le « temps additionnel » pour sa première à domicile face à la Seyne il y a trois semaines, le Stade Dijonnais a parfaitement rectifié le tir ce dimanche à Bourillot en dominant avec la manière le co-leader Nîmes. Une jeune équipe dijonnaise séduisante, joueuse mais aussi appliquée en défense et sur les fondamentaux. Avec 9 points pris en trois matchs le Stade a maintenant gommé les 8 de pénalité infligé par la fédération et va maintenant chercher à grimper au classement.

Il existe des formules toutes faites dans le sport dont le fameux match de référence. Même s’il convient de ne pas s’emballer, il y a bien longtemps que l’on avait assisté à Bourillot à une prestation aussi aboutie de la part des Dijonnais. Le public ne s’y est pas trompé, réservant une longue ovation aux hommes de Gourdon/Kohler à leur sortie du terrain.

 Nîmes ne rigole pas

Pourtant sur le papier, on n’en mène pas forcément large avant le début de la rencontre. Les Gardois viennent en effet de passer 50 points à Mâcon la semaine dernière et se présentent en coleader de la poule à Bourillot avec douze essais inscrits en 3 rencontres pour seulement 2 encaissés. De plus Dijon se met d’entrée en difficulté, Maxime Desbois plaquant sur le coup d’envoi, le sauteur nîmois dans les airs, se voit prier de rejoindre la touche pour 10 minutes par l’arbitre.

Pas idéal comme entame face à des Nîmois entreprenants d’entrée qui cherchent à perforer la défense locale. Cette dernière répond pourtant avec vaillance et sur un des rares ballons récupérés par Dijon dans ces 10 minutes initiales, c’est bien Nîmes qui se met à la faute et offre à l’impeccable Jules Soulan la possibilité d’ouvrir le score. L’ouvreur dijonnais ne se fait pas prier (3-0, 9′). La réplique des visiteurs est immédiate. Un beau mouvement suite à un renversement de jeu envoie l’ailier Mathieu Roucoux dans l’embut bourguignon, un essai non transformé (3-5, 11′). Juste le temps de s’inquiéter un peu.

Mais Dijon répond présent

Secoués en début de rencontre, les partenaires du capitaine Romain Kusiolek, parfait organisateur du jeu local (qui sortira sur blessure à la main après 21 minutes), reprennent petit à petit du poil de la bête. Soulan passe par là pour reprendre la tête au score. Mieux Dijon avance et sur une charge rageuse de Ben Thomas, Harris Aounallah lance Maxime Desbois qui déchire le dernier rideau gardois pour aplatir, Soulan transforme et Dijon est solidement aux commandes (13-5, 28′).

De nouveau la réplique nîmoise est aussi rapide que cinglante. L’offensive se déroule côté droit, elle fixe la défense dijonnaise puis renverse à gauche ou la puissance et les crochets du troisième ligne Veredamu Tavité font le reste semant au passage les défenseurs dijonnais impuissants sur ce coup (13-12,30′). Deux pénalités excentrées de Soulan aux 38 mètres permettront au Stade de rentrer aux vestiaires avec une marge de 7 points (19-12,40′).

Morton pour la délivrance

Le bon vieux Jules rajoute même rapidement 3 points en début de seconde période (22-12, 44′). Nîmes sentant le vent du boulet souffler prend alors les affaires en mains et campe durant un gros quart d’heure dans la camp dijonnais. Baptiste Niérat sur pénalité puis le centre Romain Raynaud à la conclusion d’un nouveau joli mouvement gardois ramènent Nîmes à portée (22-20, 60′). Le stade va-t-il craquer ?

Alors que l’on est sur le fil du rasoir, le deuxième ligne nîmois Olivier Faciéres se voit brandir le carton blanc par le référee. La supériorité numérique redonne du baume aux  coeurs stadistes. Steven Bellafiore est stoppé à 5 cm de la ligne nîmoise, qu’importe l’action rebondit, Ugo Escuder envoie Peter Morton en terre promise. La transformation, puis une dernière pénalité de Soulan donne une belle allure à la victoire qui aurait pu être plus large encore, l’arbitre n’accordant pas deux actions dijonnaises qui avaient passé la ligne, qu’importe !!

L’analyse  de Thomas Kohler (entraîneur adjoint)

« Le gros point de satisfaction,  c’est la victoire, on s’était dit dans la préparation du match que seule la victoire serait belle, même en passant par un trou de souris mais on a su mettre les choses dans l’ordre et on a réalisé une bonne performance collective. La conquête en touche et mêlée nous a permis d’avoir de bonnes munitions pour nous installer et rester dans le match même dans les moments délicats. Par contre  des progrès sont encore  attendus sur les renvois car nous n’avons pas su valider les points marqués avec des sorties de camp efficace, voire même tout simplement capter le ballon.

Le jeu au pied, pertinent en début de match ne nous a pas permis par la suite de mettre la pression sur cette équipe de Nîmes qui avait du feu dans les jambes dès qu’on leur laissait un peu d’espace. Idem pour notre redistribution défensive dans les moments critiques qui leur a permit de marquer 2 essais avec presque pas d’opposition. Malgré tout quand nous étions en place, notre défense collective et individuelle a été efficace et les Nimois nous ont rendu quelques ballons au pied faute de solutions.

Pour le jeu au pied, à noter la grosse satisfaction du pourcentage des tirs au but. En ce qui concerne le domaine offensif, même avec quelques imprécisions de circulation nous avons réussi à tenir la balle et enchaîner quelques bons mouvements, notamment sur les essais de Desbois et Morton.

Pour résumer points de satisfaction : touche mêlée, intentions offensives, défense et pourcentage de réussite au pied. Points d’amélioration : renvoi, circulation défensive quand on est franchi, précision offensive, efficacité du jeu au pied.

Voilà en gros pour notre analyse du match contre Nîmes. Sachant que l’essentiel a été fait, gagner, passer en positif et déclencher des sourires sur le terrain et en dehors!

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