Blade Runner 2049

En 1982, sort un film qui marquera la science-fiction autant que le film Star Wars. Dans un registre différent, Ridley Scott nous emmène dans un univers que l’on n’appelait pas encore dystopique.

Dans un Los Angeles très sombre, un policier d’une unité spéciale, un blade-runner, part à la recherche d’androïde à la recherche d’eux-mêmes et du but de leur existence. Dans les dernières années du 20ème siècle, des milliers d’humains partent à la conquête de l’espace pur fuir des mégalopoles devenues insalubres.

Un film original qui a marqué son époque

Une société, Tyrell Corporation, construit des robot androïdes, les réplicants, à la physionomie identique aux humains destinés à aider les colons dans leur conquête de l’espace. Ils sont si parfaits et dotés d’une force surhumaine qu’il est nécessaire de limiter leur durée d’utilisation.

Dans la ville américaine de 2019, des réplicants de type Nexus 6, le modèle le plus perfectionné, y atterrissent après avoir massacré un équipage d’un vaisseau spatial venant de la planète Mars. Ils sont naturellement déclarés « hors la loi ». Un blade-runner, Rick Deckaard est chargé de les éliminer, de les retirer dans le langage officiel.

Ce policier est confronté tout au long de son enquête à la question existentielle de la vie et de sa représentation. Dès le départ, il fait la connaissance de la secrétaire de la Tyrell Corporation qui l’emmène sur des sentiers interdits. Cette dernière, Rachel, le poussera même à renier son existence de blade-runner jusqu’à s’enfuir avec lui pour vivre un amour impossible.

La fin du film est d’ailleurs marquée par le monologue du leader des réplicants hors la loi, Roy Batty. Les deux dernières phrases, « Tous ces moments se perdront dans l’oubli comme les larmes dans la pluie. Il est temps de mourir », ne figuraient pas dans le script officiel. C’est l’interprète de l’androïde Rutger Hauer qui persuade le réalisateur Ridley Scott de supprimer le début de son agonie et d’improviser la fin du monologue, considéré comme l’un des plus réussis de l’histoire de la science-fiction.

Il fallut attendre 2007 pour voir la véritable fin du film tournée par le réalisateur américain « Blade-Runner (Final Cut) ». C’est ce montage qui est la version préférée du cinéaste.  A cette occasion, Ridley Scott nous informe sur la véritable nature de Rick Deckard. Ce dernier serait un réplicant et non un être humain.

Après ce long préambule, nécessaire pour comprendre l’ambiance et la philosophie de la suite de Blade-runner, Blade-runner 2049 sorti dans les salles françaises le mercredi 4 octobre 2017, nous pouvons évoquer cette nouvelle longue histoire, 2 heures et 44 minutes.

Et la suite, est-elle du même  niveau ?

Avec cette durée, Denis Villeneuve a le temps d’installer l’histoire et les différents personnages. L’agent K, est-il un réplicant – on se posera la question tout au long du film jusqu’à la scène finale, doit retrouver des réplicants qui se sont intégrés depuis longtemps dans la société. Lors de sa première intervention sur ce dossier, il va découvrir une mystérieuse caisse.

Sa découverte va l’emmener à retrouver la trace de Deckaard afin de démêler cette sombre histoire. Chemin faisant, l’agent K va se poser de plus en plus de question sur le pourquoi de son existence dans cet univers sombre et désespérant.

La suite de Blade-runner est dans l’ensemble fidèle à l’origine. Dans un univers dystopique ou tout ce que vous entreprenez ne peut rien changer à votre avenir sombre, un semblant d’espoir semble naître grâce aux réplicants et à la fille de Rick Deckaard. On constate que Denis Villeneuve a su habillement intégrer dans sa production, l’univers inquiétant et mélancolique du film original de Ridley Scott.

Un seul regret toutefois, la musique du film co-écrite par Hans Zimmer et Benjamin Wallfish, est par moment superflu et gêne même la compréhension du film. Ils ont su recycler le thème original de Vangelis. Ils l’ont en partie repris pour ajouter de nouvelles sonorités.

Le canadien Denis Villeneuve arrive à nous transporter dans un monde futuriste et devient de plus en plus un cinéaste qui confirme son très fort potentiel. Les différentes scènes d’action sont bien pensées et s’inscrivent dans une suite logique à la narration. Les effets 3D ne nuisent pas au film, mais cela apporte un petit plus sans conséquent. On pourra aussi bien le voir en 2D sans perdre de la qualité.

Est-ce qu’il y aura une suite à Blade-runner 2049 ? On peut le penser avec la scène finale de la rencontre entre Deckaard et sa fille. Mais il ne faudrait pas que Blade-runner devienne une franchise à l’image des Terminator ou des Star Trek, qui ont dénaturés la magie des premiers films. Ce serait dommage vu le niveau de ces deux films.

Enfin, la prestation d’Harrison Ford (Rick Deckaard) dans blade-runner est un plaisir sans nom. Il n’a pas besoin de montrer dans les rares scènes d’actions qu’il a eu besoin de faire, qu’il avait le besoin de recharger ses batteries de réplicant (?), contrairement à ses courses comme dans le dernier Star Wars ou son âge se faisait malheureusement sentir.


Synopsis et détails

En 2049, la société est fragilisée par les nombreuses tensions entre les humains et leurs esclaves créés par bioingénierie. L’officier K est un Blade Runner : il fait partie d’une force d’intervention d’élite chargée de trouver et d’éliminer ceux qui n’obéissent pas aux ordres des humains. Lorsqu’il découvre un secret enfoui depuis longtemps et capable de changer le monde, les plus hautes instances décident que c’est à son tour d’être traqué et éliminé. Son seul espoir est de retrouver Rick Deckard, un ancien Blade Runner qui a disparu depuis des décennies…

Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Date de sortie : 4 octobre 2017
Durée : 2h44min
Réalisateur : Denis Villeneuve
Avec : Ryan Gosling (Officier K), Harrison Ford (Rick Deckard), Jared Leto (Niander Wallace), Ana de Armas (Joi), Sylvia Hoeks (Luv), Robin Wright (Lt. Joshi), Dave Bautista (Sapper Morton), ackenzie Davis (Mariette)
Genres Science-fiction
Nationalité : américain
Numéro de visa : 146469

La bande annonce

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